Hématome de Maud Mayeras

Editions : Le Livre de Poche - Nombre de pages : 312 - Nombre de chapitres : 13


Dans une chambre d'hôpital, une jeune femme se réveille péniblement. Elle ne sait ni qui elle est, ni pourquoi son corps la fait autant souffrir : sa mémoire est comme effacée. A son chevet, Karter, son compagnon, effondré, lui apprend qu'on l'a agressée, puis violée. Dès sa sortie, Emma, assaillie par des flashs terrifiants, tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Qui l'a agressée alors qu'elle attendait un enfant ? Quel grand malheur a mis un terme à sa carrière ? Et pourquoi le silence la sépare-t-il de son père depuis toutes ces années ? Bribe par bribe, les souvenirs ressurgissent, sans apporter compréhension ni réconfort. Emma croise des personnages de plus en plus inquiétants et la mort semble peu à peu tout recouvrir autour d'elle...



Je tenais tout d'abord à remercier mon amie Élodie qui m'a permis de découvrir ce roman. Avant ça, je n'avais jamais entendu parler de ce livre et ça a été une très bonne découverte.

Tout est dit dans le résumé : on va suivre Emma qui, suite à une agression, va avoir un gros trou de mémoire. Durant toute notre lecture, on va donc être dans le flou total comme elle, et petit à petit nous souvenir de notre vie avant cet incident.

Très sincèrement, ce roman m'a, au début, beaucoup fait penser au livre "Avant d'aller dormir" puisque le thème est un peu le même. Sauf que dans Hématome, c'était moins répétitif et plus addictif. En effet, j'ai littéralement dévoré ma lecture en quatre jours. 

On s'attache très rapidement à Emma au vu de la situation qu'elle vit et comme elle, on a envie de comprendre, de savoir pourquoi ? comment ? Et plus on avance dans le récit, plus on (ré)apprend certaines choses. J'ai trouvé que l'auteure avait une imagination de dingue pour nous créer une histoire comme celle-ci. Chaque pièce de puzzle retrouve sa place avec son petit effet. 


Quant au titre du roman, j'ai adoré comment Maud Mayeras lui a donné tout son sens. 

L'intrigue est haletante et nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. J'ai franchement été surprise de la tournure de l'histoire mais dans le bon sens du terme. Et si vous ne l'avez pas encore lu, je vous le recommande !



Ma note : ★★

Du feu de l'enfer de Sire Cédric

Editions :  Presse de la cité - Nombre de pages : 557 - Nombre de chapitres : 106



Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l'une des combines d'Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s'accumulent autour d'eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s'intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l'épreuve les liens du sang.


Comme vous devez le savoir maintenant, si vous me suivez depuis un petit moment maintenant, ou non si vous êtes nouveau, Sire Cédric est une valeur sûre pour moi dans le genre du thriller car en plus de nous inventer des histoires plus captivantes et haletantes les unes que les autres, il arrive à y incorporer du surnaturel et/ou du trash en plus. C'est ce qui fait sa signature, si on peut dire ainsi. Et je trépignais d'impatience à l'idée de me plonger dans son tout dernier roman. C'est chose faite maintenant.

Dans ce nouveau récit, pas de surnaturel comme on a l'habitude de retrouver avec cet auteur. J'avais été prévenue et n'ai donc pas été surprise. Néanmoins, le sujet abordé m'a fasciné durant toute ma lecture. En effet, il est question de secte satanique. 

On va suivre Manon ainsi que son frère, Ariel. Manon est une jeune femme indépendante avec un travail assez particulier que je ne connaissais pas vraiment avant de lire ce roman. Après le décès d'une personne, elle s'occupe d'habiller et maquiller celle-ci pour la cérémonie des funérailles (par exemple, si la famille souhaite une cérémonie à cercueil ouvert). Quand on y pense bien, c'est un métier qu'on n'aborde pas et c'est dommage car certes, c'est difficile mais ça a le mérite d'être un peu plus connu. L'auteur a fait un brillant travail de recherche et c'était super-intéressant.

Concernant son frère, hélas, il n'a pas de travail et a le profil du petit délinquant. Suite à l'une de ses affaires pas très légales, il va embarquer sa soeur dans une véritable descente aux enfers. Ça partait de rien du tout et pourtant, ils ne savent pas ce qui les attend ni à quel point leur vie ne sera plus jamais comme avant.

Tout dans ce livre m'a plu même si j'avoue qu'à plusieurs reprises, Ariel m'a énervé. Son comportement envers sa soeur m'écoeurait mais vu le profil du personnage, ce n'est pas si étonnant que ça finalement. Pour ce qui est de l'histoire, je l'ai trouvé dinguissime. Un véritable film se déroule sous nos yeux durant la lecture. C'est tellement bien écrit et décrit, qu'on n'a pas de mal à s'imaginer les scènes.

Les pages se tournent toutes seules et c'est assez gore. J'ai même trouvé que c'était plus gore que d'habitude mais personnellement ça ne m'a pas dérangé, bien au contraire. Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, le sujet qu'on y aborde m'a vraiment plus. Et comme à son habitude, Sire Cédric nous lâche des retournements de situation inattendue.

Au fur et à mesure que j'avançais, j'étais persuadée mais alors au plus haut point, d'avoir compris telle ou telle chose. Et puis je tourne les pages et là ! J'avais tout faux depuis le début. Je suis resté bouche bée face à ce retournement que je n'ai pas vu venir et c'est ça que j'aime dans les romans de cet auteur.

Pour conclure, ce fût un coup de coeur. Sire Cédric change un peu de registre avec ce nouveau roman et c'est totalement réussi. C'est là qu'on voit que, même sans fantastique, surnaturel, l'auteur s'en sort parfaitement bien et arrive à nous faire passer un moment de lecture qu'on ne peut pas oublier de sitôt.

La belle assise de Brice Milan

Edition : / - Nombre de pages : 102 - Nombre de chapitres : /


Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?


Je tenais à remercier l'auteur pour m'avoir permise de découvrir sa nouvelle. Je n'en avais jamais entendu parler auparavant mais en voyant le résumé, je me suis laissé tenter.

L'histoire est a priori simple : on va suivre Jean-Yves dans un quotidien assez monotone. En effet, suite au décès de son père, il a reçu en héritage la moitié de la fortune de celui-ci. Il ne trouve donc pas nécessaire de gagner sa vie en travaillant. Et puis un jour, il va croiser la route d'Emma, jeune femme en fauteuil roulant. Cette simple rencontre d'à peine quelques secondes, va lui suffire pour tomber éperdument amoureux.

Va alors s'ensuivre par la suite, une quête à la recherche de cette belle assise. Cependant, elle va s'avérer beaucoup plus complexe qu'elle n'y paraissait au départ ! 

L'histoire commence tranquillement puis, au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, elle devient prenante. Et malgré le fait que ce soit une courte nouvelle, j'ai trouvé que c'était amplement suffisant. Brice Milan mélange romance, intrigue policière et histoire de famille. Et le rendu est vraiment pas mal. 

La fin est belle quoique un peu trop facile à mon goût. Toutefois, l'auteur à sût bien conclure son récit. Et à temps. 

Ce fût donc une lecture rapide, addictive et surprenante, que je recommande avec plaisir.



Ma note : ★★

L'écorchée de Donato Carrisi

Edition : Calmann-lévy - Nombre de pages : 432 - Nombre de chapitres : 73

 

Sept ans après s'être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L'enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu'elle est incapable d'éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu'elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres. 

On a tous ressenti l'envie de s'évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. 

Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. 

Bientôt, tout le monde oublie. Sauf Mila. 

ET PUIS SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER. 

Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il faudra à son tour basculer dans l'ombre.


"Le Chuchoteur" fut mon premier coup de coeur de l'année 2015. Cela fait deux ans que je découvrais la plume de Donato Carrisi. Je me souviens qu'à l'époque, je n'étais pas plus tentée que ça par la suite mais j'ai finalement changé d'avis l'année dernière, en le trouvant d'occasion. C'est donc en lecture commune avec Passi0n-Lectur3 que je me suis lancé dans ce second tome. 

Je vais aller directement à l'essentiel sans vous reparler de l'histoire étant donné que le résumé en dit assez selon moi. 

Personnellement j'ai adoré ma lecture. J'avoue l'avoir fait un peu traîner mais j'avais des circonstances atténuantes (pour parler comme dans les thrillers). En effet, je ne lisais ce roman que le soir avant d'aller me coucher (je piquais souvent du nez dessus à cause de la fatigue) ou bien les weekends. Mais malgré le peu de temps passé dessus à chaque fois, j'avais énormément de mal à lâcher la lecture.

L'intrigue est vraiment prenante. Petit hic du début : ayant lu il y a longtemps le premier tome, j'ai eu un peu de mal à me plonger totalement dans la suite. Ce n'était pas si handicapant que ça loin de là mais pour certains passages, un peu quand même. Au bout d'un certain moment, j'ai dû me "spoiler" en lisant un avis bien détaillé afin de pouvoir me resituer dans le contexte et surtout, pour me rafraîchir la mémoire. Cela m'a beaucoup aidé pour la suite.

Du coup je recommande grandement de relire le premier tome avant de se plonger dans la suite ou bien d'enchaîner les deux romans afin de ne pas trop être perdu(e) !

Concernant les révélations faites dans cette suite, j'ai été agréablement surprise et j'ai encore été conquise par la plume de l'auteur. Cependant, on reste avec quelques questions en refermant le livre, ce qui fait que la fin reste ouverte soit à notre imagination soit à une suite.

Ma note : ★★

Chronique de ma binôme Julia→ ici

Thérapie de Sébastian Fitzek

Editions : Le Livre de Poche - Nombre de pages : 309 - Nombre de chapitres : 60


Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d'une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s'est retiré sur une île au nord de l'Allemagne et reçoit la visite d'une romancière qui souffre d'une forme rare de schizophrénie : les personnages qu'elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l'histoire de Josy...


J'avais eu un gros coup de coeur pour "Le briseur d'âmes" du même auteur. Suite à ça, j'ai eu envie de découvrir un autre roman de celui-ci, ce qui est chose faite maintenant. 

Cette fois-ci ça n'a pas été un coup de coeur malheureusement mais je me suis tout de même régalé durant ma lecture. Sebastian Fitzek a un talent certain. Il a, encore une fois, réussi à me tenir en haleine jusqu'à la dernière page, jusqu'au dernier mot.

L'histoire commence normalement quoique avec un événement fort : un père en panique suite à la disparition de sa fille, Josy. Suite à ça, le père décide de s'exiler sur une île afin de se retrouver seul pour rédiger ses réponses pour une interview. Seulement, le séjour qui devait être calme, ne sera pas de tout repos bien au contraire. Une tempête éclate et il va faire une rencontre qui va bouleverser ses plans et les nôtres, par la même occasion.

Plus j'avançais dans le récit, plus j'avais envie d'en apprendre plus. Le roman se transforme alors en un véritable page-turner. Concernant la fin, je ne m'attendais pas du tout à cette révélation ! Mais malgré le fait que j'ai été agréablement surprise par celle-ci, je n'ai pas eu les "symptômes" d'un coup de coeur.

Il n'empêche que cet auteur est une belle découverte, que je recommande les yeux fermés jusqu'à présent.


Ma note : ★★

Unboxing Surprise !


Ravie de vous retrouver avec une nouvelle vidéo unboxing aujourd'hui, puisque j'ai eu la chance de remporter un petit concours sur Instagram. Je ne savais pas du tout ce que contenais le colis alors j'ai eu envie de partager cette découverte avec vous.

Une mère sous influence de Patricia Macdonald

Editions : Le Livre de Poche - Nombre de pages : 384 - Nombre de chapitres : 34


Lorsque Morgan arrive dans la petite ville balnéaire de West Briar, en Nouvelle-Angleterre, elle est impatiente d'assister au baptême du fils de Claire, sa plus vieille amie, récemment mariée. Mais celle-ci, fragilisée par son accouchement, donne des signes de dépression inquiétants. Quelques jours après la cérémonie, Morgan reçoit un appel désespéré de Claire. Un crime effroyable a été commis. Et elle vient de l'avouer... Claire est-elle devenue folle ? Est-elle une redoutable criminelle ou une femme manipulée ?



Après une lecture plutôt mitigée, j'ai eu envie de vite rebondir sur autre chose. J'ai donc lorgné un instant devant ma bibliothèque, à la recherche d'une prochaine lecture que j'espérais, meilleure que la précédente. Après une petite hésitation, j'ai choisi "Une mère sous influence" que j'ai adorée. 

On va faire la connaissance de Morgan, meilleure amie de Claire, devenu maman depuis peu et en plein baby-blues. Ce n'est pas une situation facile à vivre ni même facile à comprendre pour l'entourage puisque aux yeux de la société, le fait d'avoir un enfant est la plus belle chose qui soit et du coup, la mère devrait nager dans le bonheur et non l'inverse. Heureusement pour elle, elle est soutenue par son mari ainsi que sa meilleure amie.

Tout allait bien jusqu'au jour où Morgan, reçu un coup de fil qui va faire basculer le récit : un crime horrible a eu lieu et Claire a tout avoué à la police. Vu son état psychologique, c'est la coupable idéale. Mais est-ce vraiment elle qui l'a commis ?

Telle est la question durant toute la lecture. Tout porte à croire que oui mais au fur et à mesure que l'on avance avec Morgan, un doute va s'installer et ce, jusqu'aux dernières pages. Il n'y a pas une vraie enquête policière puisque les flics ont leur coupable. Toutefois, Morgan va chercher tant bien que mal à démêler le vrai du faux.

J'ai adoré ma lecture pour ça justement. Tout comme Morgan, on veut des réponses. Personnellement, je suis resté dans le flou total jusqu'à la fin. J'avais envie de me faire surprendre et ça n'a pas loupé. Je ne m'attendais pas du tout à ce dénouement et à cette fin, que j'ai trouvé bien amené.

Les chapitres sont assez courts, ce qui donne l'effet du page-turner et qui, sur la fin, donne un petit côté addictif. 

Ça n'a malheureusement pas été un coup de coeur mais pour ma part, ça m'a redonné un petit coup de fouet en ce qui concerne la lecture. Je vous le recommande et il me tarde de découvrir d'autres romans de cette auteure.

Ma note : ★★

Le baiser de Pandore de Patrick Ferrer

Editions : Incartade(s) - Nombre de pages :  560 - Nombre de chapitres :


Je m'appelle Paul Heyland. Je suis flic, commissaire à la Crim'. Lorsque j'ai été affecté au meurtre de Julien Delatour, assassiné un froid matin d'hiver dans une chambre d'hôtel de luxe, je n'y ai vu qu'une sale enquête de plus... J'avais tort. Je me souviens encore des lumières blafardes de cette salle d'interrogatoire où je l'ai rencontrée, la suspecte que tout accusait. Une ukrainienne aux yeux gris. Belle, triste, mystérieuse. J'aurais dû me douter que tout cela allait mal se terminer mais, pour une fois, mon instinct de flic est resté muet. Pourquoi suis-je resté sourd aux voix qui me criaient à l'oreille de tourner le dos et m'enfuir ? C'était le début de la fin. Une longue course semée de cadavres, comme autant de cailloux blancs laissés à mon intention, qui allait m'entraîner dans une poursuite effrénée jusqu'aux confins d'une Russie encore hantée par les fantômes du passé. Au bout de la route, je savais que je n'en sortirai pas indemne. Tous ces macchabées croisés durant ma carrière de flic me l'avaient déjà annoncé. Mais depuis l'instant où j'avais croisé son maudit regard gris, je n'avais plus le choix...


Je tenais sincèrement à remercier l'auteur pour cette proposition de partenariat ainsi que les éditions Incartade(s) pour l'envoi du roman. Avant toute chose, il est bon de savoir que ce roman est une intégrale. Il se divise donc en trois parties distinctes. De plus, l'histoire en elle-même se divise en deux parties : une partie se déroulant en France, à Paris. Une autre en Russie, à Moscou.

Je dois vous avouer que ce fût une lecture assez difficile pour ma part. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'intrigue. Pourtant, le titre ainsi que le résumé m'avait tenté et tapé dans l'oeil. N'ayant jamais entendu parler de ce roman, j'ai été voir quelques avis sur le net qui étaient tous positifs. Je m'accrochais à ça durant ma lecture pour me dire que moi aussi, j'apprécierais celle-ci. Malheureusement et malgré mon acharnement à vouloir poursuivre jusqu'au bout, ça n'a pas vraiment été le cas.

L'histoire se met en place tout doucement, ce qui n'est pas un mauvais point dans un certain sens mais je trouvais que c'était longuet et j'ai réussi à m'ennuyer par moments. L'action quant à elle, met également du temps à arriver, même si pour ma j'ai trouvé qu'il n'y avait pas tant d'action et de suspense que ça.

Ensuite, je ne m'attendais pas du tout au fait que l'histoire se passe dans deux pays différents. Je ne suis pas très fan de la Russie du coup j'accrochais moins avec les parties si déroulantes. J'ai largement une préférence pour les parties concernant Paris.

Je vais être totalement transparente avec vous : un peu après la moitié du roman (environ 280 pages), j'ai commencé à lire en diagonale, voire même au bout d'un moment à tourner les pages sans les lires pour pouvoir aller directement à l'essentiel. En faisant ça j'ai peut-être loupé des détails mais cela ne m'a en rien gênée à la compréhension de l'histoire et encore moins au dénouement final. Mais j'ai préféré faire cela que de l'abandonner tout bonnement. 

Et dernier point négatif, après je vous parlerais du positif quand même. Il n'y a pas vraiment de chapitre. Ils se définissent par rapport au pays dans lequel on se trouve. Quand l'intrigue se déroule à Paris, c'est un chapitre puis quand on passe à Moscou, c'est un nouveau chapitre. Je ne sais pas si vous arrivez à voir ce que je veux dire.

Passons aux bons côtés maintenant. J'ai adoré comment l'auteur faisait intervenir le narrateur du roman. Cette façon de le faire était nouvelle pour ma part. J'ai trouvé que le style d'écriture était vraiment original le concernant. L'histoire nous est racontée à la première personne, nous sommes donc constamment dans la tête de Paul. Mais quand les dialogues arrivent, l'auteur ne le fait pas parler, c'est directement les réponses des autres personnages. 

Autre point que j'ai apprécié, c'est que le titre prend finalement tout son sens uniquement sur les toutes dernières pages du livre. C'était très bien amené et surtout, très bien recherché. Malgré le fait que j'ai pas mal survolé la partie concernant la Russie, j'ai trouvé que d'un point de vue historique, l'auteur avait mené pas mal de recherches et ça, c'était très intéressant.

Pour conclure ici, je reste malheureusement mitigé de ma lecture. Cela vient du roman mais de moi aussi qui ne suis pas dans un bon état d'esprit pour lire. Je vous le recommande toutefois afin que vous puissiez vous faire votre propre avis.



Ma note : ★★

Robe de marié de Pierre Lemaitre

Editions : Le Livre de Poche - Nombre de pages : 314 - Nombre de chapitres : /

LibrairieDuBonheur

Nul n'est à l'abri de la folie. Sophie, une jeune femme qui mène une existence paisible, commence à sombrer lentement dans la démence : mille petits signes inquiétants s'accumulent puis tout s'accélère. Est-elle responsable de la mort de sa belle-mère, de celle de son mari infirme ? Peu à peu, elle se retrouve impliquée dans plusieurs meurtres dont, curieusement, elle n'a aucun souvenir. Alors, désespérée mais lucide, elle organise sa fuite; elle va changer de nom, de vie, se marier, mais son douloureux passé la rattrape... Les ombres de Hitchcock et de Brian de Palma planent sur ce thriller diabolique.


Ce roman et moi n'étions pas partie du bon pied. Et à vrai dire, je ne m'attendais pas au coup de coeur avec lequel je suis ressortis après ma lecture. Vous devez sûrement vous demander : "Comment est-ce possible ?". Je vais tâcher de répondre à cette question.

D'un côté, j'avais de très bon avis sur cet auteur, notamment pour son roman "Au revoir là-haut" et d'un autre, j'ai eu des retours assez mitigé sur "Robe de marié". La seule chose à faire dans ces moments-là, c'est de se faire son propre avis. 

Au début de ma lecture, j'avoue m'être un peu ennuyée et perdue aussi, puisqu'on va faire la connaissance de Sophie, un personnage particulier et qui accumule les meurtres autour d'elle sans jamais s'en souvenir. On passe alors énormément de temps à suivre son état empiré. Beaucoup de description donc avec très peu de dialogue. Je me suis alors dit que si arrivé à la moitié du roman, je m'ennuyais toujours autant, je l'abandonnerais. C'est malheureux mais que voulez-vous ?

Et puis, arrivé un peu après la moitié, il s'est passé un événement qui m'a fait tilt. Je me suis dit que ça commençait à devenir intéressant. Je ne pensais pas que, par la suite, je serais complètement happée par ma lecture.

Croyez le ou non mais après ça, je suis complètement devenue addict à ma lecture et sur la fin, il m'était impossible de lâcher mon roman. Je voulais à tout prix connaître la fin. J'ai trouvé l'auteur brillant et ingénieux dans sa façon de nous raconter l'histoire. Et l'intrigue qu'il a finalement réussi à installer était tout simplement dingue et inimaginable. 

Plus j'avançais et découvrais le tableau noir que nous peignait l'auteur au fur et à mesure, plus je me disais que ce n'était pas possible. J'avais du mal à croire ce qui se passait sous mes yeux, n'ayant rien vu venir. À ce moment précis, j'avais déjà pardonné à Pierre Lemaitre ce début un peu longuet. Si vous ne l'avez pas encore lu, n'attendez plus : foncez !